Trois couleurs

La couleur m’est toujours apparue comme une chose suspecte, voire dangereuse. En effet, sa perception est capable de « flatter la rétine » extrêmement facilement. Ainsi, ce travail s’appuie sur les aspects synesthésiques de la couleur développés par László Moholy-Nagy[1] dans son ouvrage Peinture Photographie Film et par le cinéaste Krzysztof Kieslowski[2] dans sa trilogie Trois couleurs[3]. Ainsi le bleu est associé à la méditation, le vert à la réflexion et le rouge à l’action.

Ce travail est également l’occasion de revisiter l’histoire du medium photographique. Photogramme[4], rayogramme[5], prise de vue plus classique, autant d’explorations possibles.

 

 

[1] Moholy-Nagy László, 1895-1946, hongrois, peintre, photographe et théoricien de la photographie, professeur au Bauhaus de 1923 à 1928. Il est l’auteur de Peinture Photographie Film en 1925 et de photographies réalisées sans appareil appelées Photogrammes.

[2] Kieslowski Krzysztof, 1941-1996, cinéaste polonais, auteur de 48 films dont la série Décalogue en 1988 et la trilogie Trois Couleur : Bleu, Blanc et Rouge en 1993-94.

[3] Trilogie Trois Couleur : Bleu, Blanc et Rouge, réalisée en 1993-94 par le cinéaste polonais Kieslowski Krzysztof, trois histoires de femme confrontées à l’adversité, trois histoires en lien avec la devise de la république française : Liberté, Egalité, Fraternité. Notons que la photographie de ces films est en adéquation à chaque fois avec le titre.

[4] Photogramme : technique photographique sans appareil qui consiste à appliquer des objets ou matières directement sur la surface sensible avant de l’exposer à la lumière. Les premiers photogrammes furent réalisés par Fox Talbot. Il les appelait alors dessins photogéniques en 1839.

[5] Rayogramme : technique photographique sans appareil qui consiste à projeter des rayons lumineux sur une surface sensible. Le rayogramme est une variante du photogramme.

 

 

Série constituée de 3 tirages chromogènes de format 40x 50 cm réalisés entre 1998 et 1999, et de 3 séries de 9 tirages uniques sur papier gélatino-chloro-bromure d’argent virés à l’or pour les rouges, au vanadium et teinté au thé vert Matcha Meiju pour les vertes et au fer pour les bleues. Format 7 x 7 cm, réalisation entre 1999 et 2000. Présenté à la galerie Geneviève Mathieu, Lyon, en 2004.

 

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